Le contexte québécois des soins de santé est davantage sollicité dans le cadre où le Ministère de la santé exerce une pression indue en adoptant des mesures qui  visent à accélérer   le processus de « l’aide médicale à mourir » et à élargir ses critères, incluant aussi les personnes ayant une prévision de vie d’un an.   Ce à quoi, le Dr Saba, médecin montréalais, lors d’une conférence de presse au Centre St. Pierre, s’empresse de dénoncer et met en garde le public des dangers face à cette loi gouvernementale sur l’euthanasie où  des vies seraient inutilement perdues et abrégées par cette dangereuse politique du gouvernement qui manque gravement à ses obligations de protéger les gens et non de les inciter à mourir.

Il existe de nombreux exemples attestant que des vies humaines auraient été  abrégées inutilement si ces lois québécoises et canadiennes avaient été adoptées il y  quelques années.  Effectivement,  ces patients auraient été appelés à prendre une décision de vie ou de mort en se basant sur un diagnostic ou pronostic erroné.

Dr. Saba cite le cas de M. Alexandre Montreuil, qui témoigne, qu’à l’âge de 54 ans en 2004, il est diagnostiqué avec un cancer du poumon important où l’on préconise l’ablation du poumon.  Toutefois, lors de la biopsie, il s’avère que M. Montreuil, n’a pas un cancer mais plutôt une rare infection blastomycose (champignon).  Heureusement, il est guéri grâce à des anti-fongicides qu’on lui prescrit.  M. Montreuil  avoue que lors de la nouvelle du diagnostic de cancer avoir sérieusement envisagé le suicide pour éviter l’agonie d’un mort lent et pénible semblable à celle de certains de ses amis décédés du cancer.
Dr. Saba cite un autre exemple de diagnostic de cancer erroné, soit celui de Ginette Dumesnil.  En 2012, on  annonce à Mme Dumesnil qu’elle a un cancer du poumon – on y a détecté une masse  de la « grosseur d’une prune ».   Alors que l’on préconise l’ablation partielle du poumon, lors de la chirurgie, il s’avère que cette masse est une tumeur bénigne.  Madame Dumesnil  est d’avis que certains résultats peuvent induire les médecins en erreur,  d’où ces diagnostics erronés qui peuvent inciter certains patients à envisager de mettre fin prématurément à leur vie par l’euthanasie.   Selon le Dr. Saba, les études médicales confirment que le taux de diagnostic erroné peut atteindre jusqu’à 20% dans certains cas.

Un pronostic s’avère  parfois une science imprévisible.  Monsieur Bazzocchi témoigne du courage de sa femme Ginette Lamarche, diagnostiquée avec un cancer du sein avec métastases au poumon, avec un pronostic de survie de seulement 6 mois à un an.  Malgré ce diagnostic, Madame Lamarche a réussi à travailler durant 6 années jusqu’à la toute fin. Autrefois, présidente de la Société royale de Sauvetage du Québec,  durant ses traitement, elle s’est vu confier le poste de formatrice des chefs de fil en ressources humaines au Québec.   De l’avis du Dr. Moghabri, son oncologiste, les personnes comme Madame Ginette Lamarche doivent être considérée  comme des personnes et non des statistiques.

Un imminent oncologue montréalais ajoute sa voix aux nombreuses préoccupations (inquiétudes) croissantes face aux erreurs de pronostics médicaux des patients : « Nous ne pouvons assurer qu’un malade va mourir dans un cadre de temps prévisible d’un an ou même 18 mois.  Les soins médicaux évoluent rapidement et avec la mise sur pied de nouveaux traitements en cancérologie, il est impossible, voire inapproprié de prédire un pronostic d’un an à l’avance.

Les patients souffrant de maladies chroniques (tels ceux souffrant d’un cancer du poumon) peuvent prématurément choisir de mettre fin à leur vie en se basant sur des prémisses erronées ou  inexactes.  Par exemple, en 2007, Madame Mona Latour est informée qu’elle n’a que quelques mois à vivre.
À ce moment-là, si  l’aide à mourir avait été disponible, Madame Latour aurait choisi de mettre fin à sa vie par l’euthanasie.

Aujourd’hui toutefois, elle est heureuse d’avoir choisi la vie et elle est en mesure de s’occuper de son nouveau petit-fils.   Elle milite contre l’euthanasie en raison des progrès fulgurants de la médecine en matière de traitement ainsi que sur le fait que les pronostics de durée de vie sont impossibles à prévoir.

Dr. Ron Olivenstein, directeur du département des maladies respiratoires au CHUM (jadis de l’Hôpital Thoracique de Montréal) affirme qu’il est très difficile d’évaluer la durée de vie pour les personnes atteintes de maladies pulmonaires chroniques. Il dénonce la pénurie et l’accessibilité de services de réadaptation pulmonaire pour ces malades. Ainsi, si les patients du Québec avait seulement accès aux soins de réadaptation pulmonaire, ils auraient accès à une meilleure qualité de vie et par conséquent pourraient vivre plus longtemps.

Dr. Saba poursuit son combat afin de  promouvoir des soins pour le cancer au niveau national et d’assurer une amélioration des soins de la santé pour tous les canadiens.

Le gouvernement canadien dépense actuellement  20 sous pour chaque dollar en soin de santé comparativement à 50 sous par dollar dans les jeunes années de l’assurance maladie.  Vu leur désengagement au niveau des soins de la santé, le Dr. Saba soutient qu’il convient de s’interroger sur la pertinence des gouvernements du Canada et du Québec à promouvoir l’aide à mourir ou euthanasie.   Leur motivation se serait-elle pas plutôt d’ordre économique « en leur permettant de conserver de l’argent en proposant aux personnes le droit de mourir alors qu’elles pourraient vivre plusieurs années si on leur  procurait des soins appropriés ».